"Toutes les bonnes choses ont une fin".
Cette phrase m'a toujours particulièrement agacée et je n'ai de cesse depuis mes 7 ans (âge auquel j'ai entendu pour la première fois cet adage) de prouver le contraire.
Aujourd'hui encore, je cherche sans trouver les bonnes choses qui n'ont pas de fin ou encore les mauvaises qui en ont une.
Les vacances appartenant définitivement au camp des trucs sympas dans la vie, j'ai fini par rentrer.
Et pourtant, comme il y a eu pas mal d'épisodes pénibles pendant ces vacances, j'ai espéré un instant qu'elles durent toujours. Mais non.
Etape 1 : La campagne
Ah, le Berry, terre d'adoption, terre de contrastes.
J'ai prévu d'aller à
Guédelon, à
Nohant, à
Noirlac...
Evidemment, je n'en ferai rien.
Je me contenterai d'aller à Auchan pour acheter la trilogie Millenium. Et ce sera déjà bien beau si je la lis.
Je découvre que lire Libé est trop compliqué (à part les titres parce qu'ils sont rigolos). Je décide d'acheter Voici et Public. Je me demande si je n'ai pas
abusé du Web ces dernières semaines. Je fais bien de faire une pause.
Je redécouvre les plaisirs simples de la campagne : le ruban à mouches, l'eau de cologne Mont-Saint-Michel, les andouilles. Chacun ses madeleines.
Etape 2 : Le Lubeuron
Alors que je me prélasse pour la quatrième année consécutive autour d'une piscine du Lubeuron, je me demande si passer toutes ses vacances dans le Lubeuron à 33 ans, ce n'est pas un peu tôt.
Et je prends soudain conscience, que j'ai des vacances de vieux.
En plus, je ne fais rien.
Je mange, je dors, je bois, j'engueule mon mec qui n'en fout pas une ramée et qui lit Gala (Gala, putain !).
A ce rythme là, je découvre que je prends facilement du poids. Tout le monde crois que je n'ai pas encore accouché... Du coup, j'engueule mon mec, parce que tout est de sa faute.
Dans le Lubeuron, nous découvrons également le Baby-Phone (espèce de cordon ombilical électronique) et tentons de dîner à table en simultané.
Nous nous rendons compte alors que nous sommes totalement névrosés parce que nous retournons régulièrement dans notre chambre pour vérifier que l'engin fonctionne vraiment (car nous n'entendons pas
de pleurs et cela nous inquiète beaucoup...)
Etape 3 : Le retour à la Terre
Retour dans le Berry, terre d'adoption, terre de contrastes.
Comme chaque année, je vais à la foire aux vins de Pouilly sur Loire. J'y rencontre mes anciens copains de classe, tous vignerons.
Comme chaque année, je me rends compte que j'aurais du épouser un vigneron. Je serais, à l'heure qu'il est, beaucoup plus riche. Et donc beaucoup plus heureuse.
Je rencontre madame Frelat, la dame qui vend les oeufs.
Ces gens de la terre sont tellement dépaysants. On rigole bien avec ma copine Julie, parce qu'ils ont des accents pas croyables. On découvre au passage, que nous sommes, bien malgré nous, devenues
des connasses de parisiennes.
La maison est pleine. Les amis, la famille, les enfants, tout le monde est au rendez-vous pour (au choix) assister aux derniers souffles de l'été, souffler des bougies, souffler un peu tout court.
On se croirait dans un film de Pascal Thomas, mais en moins gauche caviar.
Je découvre qu'il faut tout le temps mettre la table, débarrasser et tout ranger dans le lave-vaisselle. C'est vraiment pénible, surtout sous cette chaleur. Heureusement, j'ai un enfant, ce qui me
permet toujours de prétexter un changement de couche au moment opportun.
Etape 4 : Paris
Comme à chaque retour de vacances, j'ai de grands projets : quitter Paris, parce rien ne vaut la province.
En général, ça me tient jusqu'au prochain jour de pluie (demain), parce que la province c'est chiant sous la pluie.
C'est encore les vacances, mais plus vraiment : le soleil se couche à 21 heures, il y a des cartables plein les rayons du monop, Paris est plein de parisiens...
C'est le moment de faire les comptes : je me rends compte que je serai pauvre bien plus tôt que prévu, que le monde du travail est impitoyable, que je n'ai rien à bouffer dans le frigo, que mon
appartement est beaucoup plus petit que dans mes souvenirs.
Oui, cette année encore, toutes les bonnes choses auront une fin...
J'éspère que tu as apprécié cet orage de bienvenue, tellement plus sympa à Paris qu'à la campagne !
Pour les courses de demain, tu verras les oeufs sont plus chers, moins frais et ont finalement aussi des accents marrants, c'est ça le privilège d'habiter dans du quartier cosmopolite !
Julie copine connasse parisenne uniquement en province et qui voudrait finalement être plus provinciale à paris
J'éspère que tu as apprécié cet orage de bienvenue, tellement plus sympa à Paris qu'à la campagne !
Pour les courses de demain, tu verras les oeufs sont plus chers, moins frais et ont finalement aussi des accents marrants, c'est ça le privilège d'habiter dans du quartier cosmopolite !
Julie copine connasse parisenne uniquement en province et qui voudrait finalement être plus provinciale à paris